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<< Portfolio  : #22 Les cavaliers du diable, 14°18'25.86"N 23°22'2.37"E DESTROYED VILLAGE Damage Summary as of May, 2009 Location : No Name Available Status : DESTROYED Structures Destroyed : 200 of 200 Year Attacked : 2003/2004

Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).
Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable).

For text in English, see below

vers la Vidéo : http://vimeo.com/59414532

Les cavaliers du diable


Où sommes nous ?
La nuit… des traces lumineuses, peut-être des voûtes célestes, un monde onirique empreint de mystère.

Le rêve apparent cache une réalité plus proche du cauchemar:

Ces traces sont les vestiges de la guerre civile au Darfour; des exactions perpétuées par les Janjawids (les cavaliers du diable) qui ont violé les femmes, tué les enfants, massacré les populations, avant de brûler les villages, ne laissant rien d’autre que les cendres des maisons et clôtures.

Pour la première fois dans sa carrière, l’artiste-photographe Jacques Pugin a choisi de travailler non pas sur ses images, mais en utilisant des clichés empruntés sur internet. En effet, ces photos satellitaires sont tirées de Google Earth, et ont été prises à des milliers de kilomètres du Darfour.

A leur état premier ces images sont des traces noires, mortes, de l’histoire archivée, ce que voit l’œil du satellite. Les échos des événements, comme disent les archéologues : « Ceci est arrivé ici ».

Jacques Pugin a choisi d’appliquer à ces images un double traitement, d’une part en retirant la couleur, puis en les inversant, signifiant ainsi symboliquement le caractère fondamentalement noir et négatif de la barbarie dont elles sont le témoin. Le rendu des images en négatif transforme aussi les lignes noires en traces blanches - les remplissant de lumière, la lumière du passage du feu.

Le résultat très graphique et a priori abscons suscite dans un premier temps le questionnement, et ce n’est qu’après une lecture plus attentive que les images révèlent leur sens et leur violence.

Ce travail s’inscrit dans la continuité des recherches entamées par le photographe en 1979 sur les traces, (Série Graffiti greffés) mais cette fois Jacques Pugin a une démarche plus politique.

Alors que le Darfour est très difficile d’accès pour les journalistes reporters, l’artiste questionne le rôle d’internet, en faisant de Google Earth, de manière indirecte, une forme d’outil de reportage, de témoignage vu du ciel.

(*) Les faits

 En silence,  300 000 hommes, femmes et enfants  sont morts  de l'incurie médiatique et politique. Tout comme au Rwanda, entre l'hiver 2003 et  2006 s’est déroulé le premier génocide du 21 siècle dans une région de l'Ouest du Soudan, le Darfour.

Les milices Janjawids (« les cavaliers du diable »), alliées du gouvernement soudanais de Khartoum, s'appuyant sur les tribus musulmanes "arabisées", ont massacré les tribus musulmanes "africaines" contestataires de l'Ouest du pays. Des ONG et des journalistes qui ont voulu témoigner se sont fait chasser du Darfour par le gouvernement soudanais.
Le régime dictatorial de Khartoum a ainsi orchestré sciemment la famine des populations du Darfour et le silence autour des massacres.

Plus de 2,5 millions de personnes ont été déplacées de cette région de 6 millions d'habitants….

Aujourd’hui, le conflit n’est pas réglé et les camps de réfugiés sont toujours à la merci du gouvernement de Karthoum, qui menace encore de les brûler.

(*) www.sauverledarfour.eu

 

The Knights of the Devil

Where are we?
Night… luminous traces, maybe celestial vaults, an oniric world full of mystery.

 
Hidden in what seems like a dream is a reality which is closer to a nightmare:

These traces are vestiges of the civil war in Darfour; abuse performed by the Janjawids (The Knights of the Devil), who raped the women, killed the children and slaughtered the population, before burning down the villages – leaving nothing but the ash of homes and fences.

For the first time in his career, Jacques Pugin, artist photographer, has chosen to work on images which are not his own, using clichés borrowed from the internet. These satellite images are actually extracted from Google Earth, taken from millions of kilometers above Darfour.

In their original state, these images are dead, black traces of archived history, as seen by the eye of the satellite. They are simply echoes of events. As archeologists would say: “This happened here”.

Jacques Pugin has chosen to work on these images by applying a double treatment. Firstly by draining all colour, making them black and white, and secondly by inverting them, pointing to the symbolic and fundamentally dark, negative nature of the barbarity which they witness. Turning the stills to negative also transforms all black lines into white traces, filling them with light – the light of the passage of fire.

On a first reading, the decidedly graphic yet seemingly obscure nature of these images stimulates our curiosity, yet it is upon deeper observation that the captured photographs reveal their intrinsic meaning, their violence.

If this work can be said to belong to the photographer’s continued research on traces, started in 1979 with the Graffiti Greffés (Grafted Graffiti) series, this time, Jacques Pugin’s drive is primarily a political one.

Conscious of journalists’ lack of access into the Darfour region, the artist questions the role of the internet by indirectly transforming Google Earth into a reporting tool that witnesses from high above.

The facts

Three hundred thousand men, women and children have died due to the carelessness of governments and the media. Following events in Rwanda, from winter 2003 through to winter 2006, a region to the West of Sudan, Darfour, saw the first genocide of the 21st Century.

The Janjawid militia (The Knights of the Devil), allies of the Khartoum Sudanese government, supported by the ‘Arabised’ Islamic tribes, have slaughtered the ‘African’ Islamic rebel tribes from the Western part of the country. NGOs and journalists wanting to witness the events, were chased out of Darfour by the Sudanese government. Khartoum’s dictatorial regime consciously orchestrated the famine of the Darfour population followed by the silence surrounding its massacre. More than two and a half million people, out of the 6 million inhabitants in the region, were displaced.

Still today, the conflict has not been resolved and refugee camps are at the mercy of the Karthoum government, who once again threatens to burn them down.